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Les mammifères

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Les mammifères

La diversité des milieux de vie présents sur le territoire du PnrL entraîne une diversité importante des mammifères présents. Ainsi le Parc ne compte pas moins de 59 espèces de mammifères sur les 70 espèces de Lorraine, dont 17 espèces de chiroptères sur les 21 présentes.

Depuis l'origine le Parc se préoccupe de ces espèces dans la gestion des milieux, dans la préservation des sites et en particulier dans la sensibilisation du grand public à la connaissance de ce patrimoine.

Des actions de préservation ont été menées sur des sites de reproduction ou d'hivernation. Ainsi, des poses de grilles et portes ont été réalisés sur de nombreuses cavernes et sapes de la guerre, de même que des aménagements spécifiques de maisons forestières ou de combles d'églises et de particuliers.

Dans le cadre de mesures d'insertion et compensatoires aux travaux de la Ligne à Grande Vitesse Grand-Est, des aménagements particuliers pour les chiroptères ont été également réalisés pour éviter un impact direct sur les individus en vol. c'est dans ce cadre également qu'une grotte a été acquise.

Pour ce grand ouvrage qu'est la LGV, l'ensemble des mammifères a également été pris en considération en ce qui concerne leur déplacement. La phase 2 des travaux pour la LGV prévoit par exemple des passages à gibier améliorés.

s'il reste au Syndicat Mixte du Parc naturel régional de Lorraine encore bien des données à acquérir sur la biologie et le statut de certaines espèces en vue de mieux les protéger (Musaraigne aquatique, Chat sauvage…) de nombreuses études ont été menées pour la connaissance des autres mammifères : étude sur des populations de Blaireaux et de Chat sauvage, études préalables à l'arrivée de la Loutre sur le Parc, étude et protection des mammifères aquatiques dans le Parc…

Par le biais de nouvelles études en cours et de mise en place de réseaux écologiques, le Syndicat Mixte du Parc souhaite plus que jamais poursuivre son action  en faveur de la connaissance et de la protection des mammifères sauvages de Lorraine.

 

Partez à la découverte des mammifères du Parc naturel régional de Lorraine !

 

Les Insectivores

Les Chiroptères ou Chauves-souris

Les Carnivores

Les Rongeurs

Les Lagomorphes

Les Ongulés

Les Chiroptères ou Chauves-souris

L'observation des Chauves-souris en vol, les soirs d'été, peut être faite dans trois grands types de milieux.

Les zones habitées : à la tombée de la nuit, dans l'heure qui suit le coucher du soleil, les premières Sérotines et Pipistrelles commencent à chasser autour des maisons, dans les jardins et autour des arbres. Souvent, elles tournoient autour des lampes des rues qui attirent de grandes quantités d'insectes. Comme elles sont présentes dans toutes les villes et tous les villages, leur observation est aisée : il suffit de se promener les beaux soirs d'été en scrutant le ciel pour voir leur silhouette se détacher dans les dernières lueurs du crépuscule.

 

L'observation des Chauves-souris en vol est facilitée par l'utilisation d'un détecteur à ultra-sons, appareil qui permet de les entendre avant de les voir. Néanmoins, ces détecteurs ne permettent de percevoir que les cris puissants émis par certaines espèces.

Il faut éviter l'observation des Chauves-souris sous les colonies installées dans les greniers et les granges. Elles fuient la lumière et sont affolées lorsqu'on les éclaire avec une lampe de poche. Lors de la période de mise bas, ce dérangement peut provoquer la chute des petits et leur mort.

 

La forêt : certaines Chauves-souris forestières, comme les Noctules communes, sont aisément observables. En effet, cette espèce commence à voler alors qu'il fait encore très clair. Des jumelles "lumineuses" sont indispensables, car ces Chauves-souris volent très haut dans le ciel.

Observer leurs acrobaties aériennes impressionne réellement car elles ont l'habitude d'effectuer des piqués spectaculaires. Les Noctules se cherchent au crépuscule en lisière de forêt et au-dessus des étangs, comme ceux de la Forêt de la Reine ou du Pays des Etangs.

 

Les étangs et les rivières : les milieux aquatiques sont les plus riches en insectes et les Chauves-souris y chassent en nombre. Malheureusement, les Chauves-souris liées aux rivières et aux étangs, restent difficiles à voir. En effet, elles sortent de leur gîte à la nuit noire et volent au ras de l'eau, sans se détacher sur le ciel. Seules des jumelles très "lumineuses" permettent de les voir. Du mois de juin au mois de septembre, les Vespertilions de Daubenton sont très nombreux à voler au-dessus des étangs forestiers (par exemple en Forêt de la Reine) et des rivières.

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Les Carnivores

 

Sur le territoire du PnrL, il est assez fréquent de pouvoir observer un Renard ou un Chat forestier en train de chasser en lisière de forêt ou dans une pâture. La meilleure époque pour ce type d'observation est le début du printemps, lorsque l'herbe est encore rase, ou après les foins, dans les prés fauchés. Les meilleures périodes de la journée sont le soir, au coucher du soleil, ou le matin très tôt.

 

L'utilisation de puissantes jumelles "lumineuses" permet de profiter pleinement de ce superbe spectacle. Il faut voir ces deux chasseurs se tapir, ramper puis bondir sur le Campagnol repéré à ses déplacements.

 

Tous les grands massifs forestiers du Parc abritent des Renards et des Chats forestiers, mais les endroits idéaux pour leur observation se situent dans les pâtures en lisière, à l'écart des routes trop passantes.

En mai, l'affût au terrier pour observer les renardeaux est, lui  aussi, passionnant. Après avoir repéré un terrier occupé, il faut se poster à bonne distance et à bon vent, pour voir les jeux endiablés de ces jeunes chasseurs. l'heure la plus favorable est le milieu de journée : à ce moment, la mère se tient à distance et ne risque donc pas de découvrir l'observateur et de donner l'alerte avant de déménager toute sa petite famille.

 

L'observation du Blaireau est beaucoup plus délicate. Ce Mustélidé est totalement nocturne et ce n'est qu'aux mois de juin et juillet qu'il sort de son terrier avant la nuit noire. L'observateur devra déjouer l'odorat très ?n du Blaireau. Se placer à bonne distance et à bon vent, éviter de fumer la journée précédant l'affût, porter des vêtements de couleur neutre et sans odeur constituent les règles élémentaires à respecter pour réussir un affût au terrier.

 

Sur le Parc, le Blaireau est présent, en faible densité, dans tous les grands massifs forestiers, comme la Forêt de la Reine. Il faut rechercher ses terriers dans les terrains bien drainés et, fréquemment, en rupture de pente.

L'observation de la Martre est en général le fait du hasard. Ce Mustélidé parcourt son domaine essentiellement la nuit. Néanmoins, l'observateur se promenant le soir dans les allées des grands

massifs forestiers, aura peut-être la chance de croiser la Martre ; en effet, elle est présente dans toutes les forêts du Parc.

Bien que la Fouine soit très proche de l'homme (elle fréquente essentiellement les villes et les villages), son observation est difficile.

 

Comme le Renard, elle fréquente les dépôts d'ordures à la recherche des rongeurs, tels les Rats surmulots. Malgré sa relative abondance, son observation dans les villages, sur le faîte d'un toit ou sur un mur, demeure un événement rare.

 

l'hermine, la Belette et le Putois ne sont observés que très rarement. Ces Mustélidés très discrets passent souvent inaperçus. Leur observation est toujours très fugace car ils se déplacent avec une grande vélocité et fréquemment sous terre.

De ces trois Mustélidés, l'Hermine s'avère peut-être le moins difficile à observer. Elle fréquente les berges des rivières, les fossés et les haies.

Avec beaucoup de chance, il est possible de la voir près du tas de bois où elle gîte.

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Les Rongeurs

 

Les Rongeurs sont omniprésents dans notre région, pourtant leur observation n'est pas très facile. En effet, constituant l'essentiel des espèces proies des Carnivores et des Rapaces, ils vivent très discrètement, soit en ne sortant de leurs gîtes que le soir, soit en ne s'aventurant que précautionneusement hors de leurs galeries souterraines.

 

L'Ecureuil roux peut devenir assez familier et facile à observer dans les jardins et les parcs, en particulier en automne, durant ses rondes pour constituer ses réserves pour l'hiver. En cette saison, il fréquente les postes de nourrissage pour les oiseaux, et il y viendra d'autant plus volontiers qu'on y aura déposé des noix ou des noisettes. l'ecureuil est présent dans toutes les forêts du PnrL.

 

Les Loirs et les Lérots sont essentiellement nocturnes. Les soirs d'été, on entend leurs cris perçants dans les vergers. A l'automne, ils rentrent dans les maisons pour hiberner et c'est à cette époque qu'ils sont le plus facile à observer. Le Muscardin, beaucoup plus discret, peut être repéré par son nid en forme de boule posée dans les buissons. Le soir venu, quel spectacle plaisant de voir cet acrobate se déplacer dans les framboisiers ou les mûriers à la recherche des fruits !

 

Dans une maison, il est assez facile d'observer la Souris grise. En activité durant toute la journée, elle emprunte toujours les mêmes passages. Le Rat surmulot est surtout actif le soir et le matin. L'observer dans les dépôts d'ordures ne se révèle certes pas très plaisant, mais ces animaux sont passionnants à étudier. Par ailleurs, ils fréquentent les berges des rivières et le soir, on peut les voir nager le long des rives.

 

Les Campagnols, les Mulots et affiliés sont d'observation difficile. Ces petits animaux très méfiants ne se risquent que rarement hors de leurs terriers. Néanmoins, on peut les attirer avec des graines pour les observer à loisir. Ainsi, il est commun de voir en hiver, des Campagnols ou des Mulots fréquenter assidûment le poste de nourrissage pour les Oiseaux.

Hôte très courant des rivières et des étangs du Parc, le Rat musqué récolte au printemps, lors de la mise bas, des roseaux pour garnir sa litière ; il est alors facile à observer le matin et le soir. De même, en été, lors de l'émancipation des jeunes, on peut voir des familles entières nageant en file indienne.

 

Le Ragondin, beaucoup plus rare en Lorraine, est d'observation difficile. Principalement crépusculaire et nocturne, il lui arrive de s'aventurer hors de son terrier en pleine journée.

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Les Lagomorphes

 

Les deux espèces de Lagomorphes fréquentent des milieux très différents : le Lièvre, originaire de la steppe, fréquente les milieux très ouverts ; le Lapin se cantonne aux environs de la garenne, "village" constitué de l'ensemble des terriers abritant la colonie.

 

Le Lièvre, omniprésent sur le territoire du PnrL, est très facile à observer les matins et les soirs de printemps dans les champs en herbe et dans les pâtures en lisière de forêt. Un Lièvre au gîte est presque impossible à voir en raison de son immobilité parfaite alliée au mimétisme de son pelage. Son comportement de fuite très particulier (il ne bondit hors de son gîte qu'à la dernière extrémité, lorsque le promeneur arrive à quelques mètres) provoque toujours un certain émoi. Le Lapin de garenne, très localisé en Lorraine, est présent essentiellement dans la vallée de la Moselle. Il sort de son terrier le soir (bien avant le coucher du soleil), et ne reste pas à découvert très longtemps le matin. Pour observer cet animal craintif, il faut recourir à l'affût près d'une garenne.

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Les Insectivores

 

S'il est évident que les Hérissons et les Taupes ne manquent pas sur le territoire du PnrL, les voir en activité ne constitue pas une observation banale.

 

Le Hérisson, de moeurs strictement nocturnes, peut être vu les soirs d'été, lorsqu'à la tombée de la nuit il commence sa quête dans les jardins et les forêts. Le Hérisson se déplace bruyamment sur les tapis de feuilles mortes et de ce fait, il est aisément repérable. Au hasard de ses promenades, il est possible de voir un Hérisson traverser la route dans le faisceau des phares ; il suffit de ralentir, pour ne pas l'écraser et de le laisser poursuivre son chemin. Il convient de ne pas le toucher, d'une part, ses piquants acérés blessent et, d'autre part, il est couvert de puces et d'autres parasites, dont certains sont transmissibles à l'homme.

 

La Taupe mène une vie essentiellement souterraine, son observation est donc le fait du hasard. Voir une taupinière remuer et assister à l'émergence du museau pointu de son habitant devient un spectacle peu commun.

 

Les Musaraignes se veulent très discrètes et passent facilement inaperçues. Seuls leurs cris stridents permettent, avec un peu d'habitude, de les repérer. Les Musaraignes fréquentent les milieux les plus variés : depuis les jardins jusqu'aux berges des rivières et des étangs, en passant par les forêts. Leur rythme de vie se compose de phases d'activité intense et de repos. La plupart des Musaraignes sont d'autant plus difficiles à observer qu'elles trottent dans les litières de feuilles mortes à la recherche des petits invertébrés.

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Les Ongulés

 

Tous les Ongulés se montrent très méfiants et crépusculaires. Pour les observer, l'approche silencieuse, à bon vent et avec une paire de jumelles "lumineuses", est indispensable.

 

La rencontre avec un Sanglier crée toujours une certaine appréhension chez l'observateur. Sur le territoire du Parc, il fréquente tous les grands massifs forestiers de plaine et se plaît particulièrement dans les roselières des bords d'étangs. Très farouche, il est presque exclusivement nocturne et pour l'apercevoir, il faut parcourir la forêt au petit matin.

 

Le Cerf est localisé dans le nord et l'ouest de la Meuse. La période la plus favorable à son observation reste le début de l'automne, au moment du brame. Le soir et le matin très tôt, les hardes peuvent être aperçues dans les clairières où résonnent les cris des mâles. A cette époque, il faut rester prudent, en raison du comportement imprévisible des animaux en rut.

 

Le Chevreuil est omniprésent dans toutes les forêts. Lors de chaque promenade en forêt, tôt le matin ou tard le soir, il est possible d'observer cet élégant Cervidé. Les périodes d'activité du Chevreuil se répartissent tout au long de la journée. Ainsi, dans les secteurs peu dérangés de la forêt, peut-on voir des Chevreuils brouter à toute heure. l'hiver, les Chevreuils forment des hardes qu'il est fréquent d'apercevoir dans les champs en lisière.

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