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Parc naturel régional de Lorraine decor

Les oiseaux

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Les oiseaux

Avec ses paysages diversifiés et ses vastes espaces naturels, le Parc naturel régional de Lorraine est une invitation à la randonnée et aux activités de pleine nature. Au gré de vos pérégrinations sur ce territoire unique et protégé, partez à la découverte d'une multitude d'oiseaux vivants dans les différents milieux naturels qui composent le territoire du Parc. Mais nous vous invitons à respecter les oiseaux et leurs sites de nidification.

 

La Lorraine abrite et voit passer plus de 250 espèces d'oiseaux dont certaines devenues rares en Europe : faucon hobereau, busard cendré, pic mar… Mais l'intérêt de la région est aussi d'ordre quantitatif : la densité en rapaces diurnes y est la plus forte en Europe.

 

c'est également un lieu de repos, parfois prolongé, pour de très nombreux oiseaux migrateurs : grue cendrée, chevaliers, traquets… et une aire d'hivernage pour les oiseaux nordiques : fuligules, harles, busard Saint-Martin…

Où observer les oiseaux ?

Vallée de la Meuse

Hauts de Meuse

Côtes de Meuse et du Toulois

Plaine de la Woëvre

Etangs de Lachaussée

Lac de Madine

Forêt de la Reine

Plateau et vallées de la Côte de Moselle

Le Saulnois

Le Pays des Etangs

L'Etang de Lindre

 

 

Vallée de la Meuse

Le paysage est caractérisé par la présence de nombreuses prairies inondables et de quelques marais qui bordent les méandres de la rivière, avec ses bras secondaires et ses ruisseaux affluents.

Les courlis cendrés, le râle des genêts, la caille des blés, le pipit farlouse et le traquet tarier trouvent là des secteurs propices à la nidification. Pendant les migrations, les échassiers y passent en grand nombre : vanneaux, chevaliers, courlis, pluviers...

De Commercy à Verdun, vous pouvez explorer la vallée en suivant des petites routes et chemins tranquilles ou bien en descendant la Meuse en canoë pour une excursion ornithologique au parfum d'aventure.

 

Hauts de Meuse

Entre la Meuse et le front de côte, le plateau calcaire est boisé presque en continu sur 80 kilomètres. La forêt est ici plus jeune que celle du Pays des Etangs avec dominance du hêtre associé au charme. Des résineux ont été replantés sur les champs de bataille de la Grande Guerre (secteur des Eparges). Ces milieux sont intéressants pour l'autour des palombes, le pic noir, le pouillot siffleur.

Côtes de Meuse et du Toulois

Dans le plateau, l'érosion a creusé des vallons encaissés, abritant des stations froides où subsistent parfois des plantes montagnardes. Sur le front de côte, se sont dégagés des versants bien exposés, souvent occupés par des pelouses chaudes (thermophiles). Ces milieux contrastés, parfois proches de quelques centaines de mètres, favorisent la nidification d'espèces ayant des exigences différentes : bruant zizi dans les vergers, pouillot de Bonelli dans la chênaie pubescente et la pinède (secteurs de Trondes et de Bonzée), martin-pêcheur et quelques cincles plongeurs au bord des ruisseaux.

Les pelouses thermophiles de la haute vallée du Longeau, sillon de 5 km, parallèle au front de côte entre Dommartin-la-Montagne et Mesnil-sous-les-Côtes, abritent des espèces tout à fait typées comme l'alouette lulu et l'engoulevent d'Europe.

 

Plaine de la Woëvre

La Woëvre est une dépression argileuse qui inclut des sites ornithologiques de première importance tels les étangs de Lachaussée (le grand étang est classé zone RAMSAR et une partie de ce complexe est classé Natura 2000 et Réserve Naturelle Régionale), le lac de Madine et la forêt de la Reine. Mais bien d'autres trésors vous seront dévoilés, par exemple autour du Montsec (prairies et étangs), dans les vastes forêts de chênes mêlés aux charmes, frênes et trembles, au bord des nombreux ruisseaux ou encore dans les prairies humides.

Beaucoup d'espèces, rares ailleurs, nichent ici assez fréquemment : héron pourpré, butor étoilé, busard des roseaux, faucon hobereau, marouettes, locustelles, mésange à moustaches... A l'époque des migrations, la Woëvre est très attractive pour les oiseaux de passage. Des grues, des cigognes parfois, des faucons émerillons, des merles à plastron, des gorgebleues y font régulièrement escale avec des migrateurs plus communs : traquets, bruants, alouettes, pinsons...

 

Etangs de Lachaussée

Le bassin de l'Yron regroupe une vingtaine d'étangs entre Saint-Benoît-en-Woëvre et Lachaussée. Le Grand Etang de Lachaussée et certains de ses étangs annexes, couvrant 350 hectares, sont gérés en pisciculture par l'Association des Paralysés de France (APF). Le Conservatoire des Sites Lorrains (CSL) se charge de la protection de la faune et de la flore. Le site a été inscrit à la liste RAMSAR en 1991. Il est devenu Réserve Naturelle Régionale en novembre 2009. Enfin, le Grand Etang et les zones voisines sont également classés Natura 2000.

Les vastes roselières, les forêts de chênes pédonculés et les prairies humides environnantes forment un exceptionnel réservoir floristique et faunistique. Les rives basses abritent le butor étoilé, le busard des roseaux, la rousserolle turdoïde et tout le cortège des passereaux inféodés aux roselières.

 

Lac de Madine

C'est un réservoir artificiel créé pour l'alimentation en eau potable de la ville de Metz et classé Réserve Nationale de Chasse. Sa superficie de 1 100 hectares en fait le plus grand plan d'eau de Lorraine, mais aussi un site très favorable pour l'hivernage des oiseaux aquatiques.

Exceptionnellement, jusqu'à 20 000 oiseaux d'eau peuvent alors y séjourner en même temps ! Le lac forme de nombreuses cornées, bordées partiellement de forêts. De mai à septembre, la présence occasionnelle de vasières rend ce lieu encore plus attractif, en particulier pour les échassiers.

Plus de 200 espèces d'oiseaux y sont observables parmi lesquelles des mouettes rieuses (visibles toute l'année), des vanneaux huppés, des guifettes noires (en mai, août et septembre), des balbuzards (en avril et septembre), des milans, des busards, des faucons. Une héronnière, installée à proximité de l'eau, peut être facilement repérée et observée à la longue-vue.

On note la présence de quelques cygnes tuberculés acclimatés (des cygnes sauvages sont parfois visibles en hiver). Quand les vasières sont découvertes, affluent les limicoles : chevaliers, courlis, bécasseaux et occasionnellement des avocettes, des huîtriers pies. La mésange rémiz est parfois visible aux deux passages (avril et octobre). Le lac de Madine est actuellement un haut lieu de l'ornithologie lorraine, surtout en période de migration. Des sentiers permettent d'en faire le tour à pied, à bicyclette ou à cheval.

Forêt de la Reine

Ce massif forestier de plusieurs milliers d'hectares recouvre des sols très humides, souvent en vieux peuplements où dominent le chêne pédonculé et le frêne. L'Of?ce National des Forêts gère une grande partie du site.

La forêt est constellée d'étangs au caractère très sauvage et exploités extensivement. C'est un milieu particulièrement propice aux études naturalistes. La présence humaine y est faible. Paysages, odeurs,  flore, faune... tout concourt à procurer une véritable sensation de nature à ses visiteurs.

Plusieurs étangs hébergent le butor étoilé. Le héron pourpré, le busard des roseaux, le faucon hobereau, la rousserolle turdoïde sont nicheurs assidus. La chênaie accueille la bondrée apivore, six espèces de pics, le pouillot siffleur, le gobemouche gris et le gobemouche à collier.

Pendant les migrations, il est possible d'observer le grand cormoran, le garrot à oeil d'or, des guifettes,  parfois un balbuzard pêcheur ou une cigogne noire.

Plateau et vallées de la Côte de Moselle

Le revers de la Côte de Moselle est un plateau calcaire, domaine de la hêtraie-charmaie, particulièrement favorable à la randonnée en pleine nature. Dans la verdoyante vallée du Rupt-de-Mad, de Madine à Arnaville, une grande diversité d'oiseaux nicheurs se laisse facilement observer : martin-pêcheur, bergeronnette des ruisseaux, bruant zizi, parfois un cincle plongeur. Le château de Manonville renferme une collection d'oiseaux naturalisés du Baron d'Hamonville, fameux ornithologue lorrain du XIXème siècle.

Dans la vallée de l'Esch, la "Petite Suisse lorraine", les oiseaux profitent d'un terroir où alternent bois, prairies et petites cultures. Le secteur de Martincourt est particulièrement recommandé : martin-pêcheur, bergeronnette des ruisseaux, cincle plongeur, gobemouche gris.

A proximité de Metz, le secteur de Gorze offre de nombreux itinéraires pédestres et cyclistes pour les naturalistes en campagne.

 

Le Saulnois

La grande forêt de Bride et de Koeking s'est développée sur un promontoire formé de sols variés. En résultent de nombreux faciès végétaux favorables à la diversité des espèces. Au pied de ce massif s'étale le Pays du Sel proprement dit, traversé par la vallée de la Seille.

La Seille prend naissance à l'étang de Lindre et se jette dans la Moselle à Metz. Sa vallée est inondable. Dans les prairies humides nichent le Vanneau huppé et très localement le courlis cendré.

Dans la région de Marsal, les sources d'eau salée génèrent mares et prés salés. Seule la mare salée de Marsal peut être visitée. Un sentier de découverte est ouvert toute l'année.

Le Pays des Etangs

La région comprend :

- des forêts sur argiles et marnes, souvent en vieux et magnifiques peuplements de chênes et de charmes, hauts lieux du gobemouche à collier que l'on trouvera en abondance dans les vieilles chênaies.

D'autres espèces sont témoins de la richesse des lieux : les pics (cinq espèces), les grimpereaux, l'autour, l'épervier... à voir dans la forêt du Romersberg ou dans l'immense massif de Fénétrange.

- de nombreux étangs parfois très étendus : le Lindre (635 hectares), Gondrexange (650 hectares), le Stock (700 hectares), Mittersheim... et d'autres plus modestes de taille mais d'une grande richesse faunistique, tel l'étang de Nolweiher entre Guermange et Belles-Forêts (Bisping). L'étang de Gondrexange ainsi que son voisin l'étang du Stock se révèlent particulièrement intéressants en hiver pour leurs canards rares : macreuse brune, harle piette...

 

L'Etang de Lindre

Ce magnifique étang, créé au XIIe siècle, d'une superficie de 620 ha (sans compter les étangs satellites), a la réputation d'un site naturel de première importance en Europe, grâce à des inventaires biologiques menés depuis plus de 40 ans.

Site Natura 2000, l'étang de Lindre a d'ailleurs été classé en 2003 dans la liste Ramsar faisant de l'étang le 2esite du Parc à figurer dans cette liste (lien vers la page Ramsar).

Propriété du Département de la Moselle, il est exploité en pisciculture, la plus vaste de France. Le site accueille irrégulierement le pygargue en hivernage. Le balbuzard pécheur, qui trouva là une de ses dernières zones de nidification en France continentale, y fait encore escale en automne et au printemps.

Outre nombre d'oiseaux nicheurs (butor étoilé, héron pourpré, grèbe a cou noir, râle d'eau, marouette ponctuée), le Lindre et ses étangs satellites accueillent de multiples espèces de canards hivemants, des cygnes sauvages et occasionnellement des oies des moissons. Les vieilles et magni?ques chênaies de la forêt du Romersberg et du bois Saint-Jean bordent plusieurs cornées de l'étang. Gobemouche à collier, grimpereau des bois et pics y sont communs ainsi que les rapaces : autour des palombes, milans noir et royal.

L'accès à la digue et au chemin longeant la pisciculture sont tolérés. On peut également découvrir différents points de vue sur l'étang depuis les routes et les chemins pédestres. Mais attention à ne pas déranger les oiseaux !

Des équipements sont mis à la disposition du touriste pour l'observation, notamment la Maison des oiseaux, non loin de Lindre-Basse (renseignements : www.domainedelindre.com)

Quelques conseils d'observation

 

Civisme écologique

 

En règle générale, restez sur les chemins, surtout dans les milieux fragiles : roselières, taillis, hautes herbes, pelouses calcaires…

Les oiseaux au nid sont très vulnérables. Eloignez-vous d'un nid en cas de découverte impromptue, restez à distance des héronnières.

Demandez une autorisation pour visiter une propriété privée close, n'ouvrez pas les parcs accueillant des animaux d'élevage, respectez les cultures, les jeunes plantations, les productions fruitières…

 

Jumelles ou longue vue ?

 

Il est difficile d'observer les oiseaux à l'oeil nu. Une paire de jumelles constitue donc une acquisition indispensable. Les pratiquants assidus utilisent des jumelles de bonne qualité, c'est à dire très lumineuses et de grossissement huit ou dix. La longue vue s'emploie surtout au bord des plans d'eau pour regarder les oiseaux en action ou pour explorer les berges et les lisières. La longue vue s'utilise avec un trépied solide et stable.