A votre service
Espace documentaire
Manuela, qu’est-ce qui t’a amené à travailler au sein du Parc naturel régional de Lorraine ?
Je suis arrivée au Parc naturel régional de Lorraine en 2023.
J’ai d’abord intégré le pôle Attractivité du territoire en tant que gestionnaire du programme européen LEADER Ouest PNRL. À cette époque, le Parc assurait la gestion de ce programme dédié au développement local, et en particulier sur le tourisme durable. J’accompagnais le suivi administratif et financier des dossiers, un domaine qui me plaisait déjà beaucoup.
À la fin de cette programmation européenne, la nouvelle candidature LEADER allait être portée par une autre structure, le PETR Cœur de Lorraine. Le Parc m’a alors proposé de partager mon temps de travail entre deux missions : poursuivre l’archivage et la clôture des dossiers LEADER, tout en rejoignant progressivement le pôle Ressources humaines pour participer à l’établissement des fiches de paie. C’était un changement de métier, mais pas totalement une découverte, puisque j’avais déjà exercé des missions RH lors d’une précédente expérience professionnelle.
En 2025, j’ai rejoint à temps plein le pôle Administratif et Ressources humaines. Mon parcours au sein du Parc est finalement assez atypique : j’ai occupé des fonctions très différentes, mais toujours avec un même fil conducteur, celui de la gestion et de la rigueur.
Peux-tu nous parler de ton implication sur les dossiers européens ?
Avant d’arriver au Parc, je ne connaissais pas les programmes européens LEADER ni leur rôle dans le développement des territoires ruraux. J’ai découvert un dispositif passionnant qui permet de faire émerger des projets très variés, mais aussi un travail administratif particulièrement exigeant.
L’instruction des dossiers demande beaucoup de rigueur et une grande attention aux règles fixées par l’Europe. J’accompagnais les porteurs de projet tout au long de leur parcours : du montage de leur dossier jusqu’aux demandes de financement, d’aide et de paiement. C’est un travail minutieux, parfois complexe, mais très enrichissant.
Les porteurs de projets étaient très divers : des communes, des associations, mais aussi des entreprises ou des exploitations agricoles. Même si je suis arrivée en cours de programmation et que je n’ai pas suivi l’ensemble des projets soutenus par LEADER, j’ai eu l’occasion d’accompagner quelques dossiers.
L’un d’eux m’a particulièrement marquée : celui des Roses de Juliette, à Ancy-Dornot. C’est une agricultrice qui cultive des variétés anciennes et rares de roses pour produire notamment de l’eau de rose, mais aussi des confitures et d’autres produits issus de son verger, toujours en lien avec cette fleur. J’ai trouvé que ce projet incarnait parfaitement ce que le Parc peut encourager : une activité agricole innovante, profondément ancrée dans le territoire et respectueuse de la biodiversité. C’est d’ailleurs le type d’initiative qui pourrait, à terme, être reconnu par la marque Valeurs Parc naturel régional.
Quels enseignements as-tu tirés de cette expérience sur les fonds européens ?
Cette expérience m’a permis de mesurer à quel point les programmes européens sont de véritables leviers pour concrétiser des projets qui répondent à une stratégie de développement du territoire. Ils offrent à des collectivités, des associations ou des entrepreneurs la possibilité de donner vie à des initiatives qui n’auraient parfois pas vu le jour autrement.
Mon rôle consistait avant tout à faire le lien entre la Région Grand Est, qui pilote les programmes, et les porteurs de projet. Je les accompagnais dans l’instruction de leur dossier et dans toutes les démarches administratives. Même si je n’étais qu’un maillon de cette chaîne, je ressentais une vraie fierté lorsque leurs projets aboutissaient.
J’ai aussi découvert la réalité de la conduite d’un projet touristique. Avant d’occuper ce poste, je ne pensais pas que le parcours pouvait être aussi complexe. Monter un projet demande de prendre en compte de nombreux aspects : les financements, la réglementation, les partenariats, les attentes des visiteurs… C’est un travail de longue haleine, mais qui contribue à ouvrir le territoire, à le rendre plus accueillant et à faire connaître ses richesses.
Enfin, cette mission m’a permis de découvrir la Lorraine sous un autre regard. Pourtant native de la région, je connaissais peu certains secteurs comme le Saulnois ou une partie de la Meuse. À travers les dossiers LEADER, j’ai découvert de nombreux lieux, des initiatives inspirantes et des personnes passionnées qui participent au dynamisme de notre territoire.
Ce que je retiens de mon passage sur les programmes LEADER, c’est qu’ils permettent de faire émerger de très beaux projets. Je trouve qu’ils mériteraient d’être davantage mis en lumière.
Mettre en avant ces réalisations permettrait non seulement de valoriser le travail des porteurs de projet, mais aussi de montrer à d’autres collectivités, associations ou entrepreneurs que ces dispositifs existent et qu’ils peuvent les aider à concrétiser leurs idées.
J’espère que ces initiatives continueront à être partagées, car elles illustrent pleinement la capacité du territoire à innover, à entreprendre et à construire des projets durables.
Désormais, quel est ton rôle au sein du pôle Administratif et Ressources humaines ?
Aujourd’hui, ma principale mission est est d’assurer la gestion et le contrôle des éléments relatifs à la paie des agents, des élus, stagiaires et services civiques. Je recueille les différentes données et variables nécessaires à leur élaboration, qu’elles me soient transmises directement par les agents ou par mes collègues du pôle.
Lorsque j’ai pris ce poste, le principal défi a été de mettre en place une organisation qui facilite la circulation des informations. La qualité de la paie repose sur des données fiables et transmises au bon moment. Nous avons donc progressivement construit des procédures communes et renforcé le travail en équipe afin de gagner en efficacité, en fluidité et en sécurité dans le traitement des dossiers.
C’est un travail de l’ombre qui demande beaucoup de rigueur et de précision, mais il est indispensable au bon fonctionnement de la collectivité.
Est-ce que tu savais ce qu’était un Parc naturel régional avant d’y travailler ?
Pas vraiment. J’en avais entendu parler, mais sans réellement connaître les missions d’un Parc naturel régional ni tout ce qu’il pouvait apporter à un territoire.
Depuis que j’y travaille, j’ai beaucoup appris. Mon regard sur la nature et sur le territoire a changé. J’essaie de profiter de mon temps libre pour me balader dans le Parc et découvrir les paysages que je ne connaissais pas. Je suis aussi devenue plus attentive à ce qui m’entoure. Par exemple, j’aime bien photographier les hirondelles lorsque j’en aperçois.
Le fait d’avoir travaillé sur les projets touristiques m’a également donné envie d’explorer davantage la Lorraine.
“Je n’ai pas encore de lieu préféré, tout simplement parce que je suis encore en train de découvrir le territoire.
J’ai toutefois eu un véritable coup de cœur pour Verdun, l’une des neuf villes-portes du Parc. Avec mon fils, passionné d’Histoire, nous avons visité l’ossuaire de Douaumont et la citadelle souterraine. Une découverte marquante.
Je suis certaine qu’il me reste encore beaucoup d’endroits à explorer, et c’est aussi ce qui me plaît : découvrir le territoire au fil du temps.“
Maison du Parc
1 rue du Quai
CS 80 035
54702 Pont-à-Mousson Cedex
Antenne Est
Rue du Théâtre
57260 Tarquimpol