La Charte du Parc naturel régional de Lorraine 2015-2030 intègre la question du changement climatique et de la transition énergétique comme un enjeu prioritaire. De manière générale, le territoire s’inscrit pleinement dans les objectifs régionaux, nationaux et européens pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les consommations d’énergie, comme d’augmenter significativement la part des énergies renouvelables locales dans la production d’énergie.  

Les objectifs de maitrise de l’énergie et de limitation des GES du projet de territoire du Parc concernent l’ensemble des secteurs d’activité, et visent notamment :

  • le tertiaire par la rénovation thermique du bâti et la modernisation de l’éclairage public pour en limiter les consommations énergétique et nuisances lumineuses ;
  • le résidentiel par la rénovation thermique des logements et la baisse des consommations énergétiques des ménages ;
  • le secteur agricole et forestier par la réduction des émissions liées apports en engrais azotés, de la consommation de carburant ainsi que par la préservation des prairies et des forêts pour leur rôle de stockage du carbone ;
  • les activités artisanales par l’accompagnement des entreprises dans des démarches de sobriété énergétique et de développement de l’économie circulaire ;
  • le transport par le développement des mobilités douces, en particulier du vélo et de la marche, du co-voiturage, de l’auto-partage, des véhicules électriques…

La Charte du Parc a également défini comme objectif stratégique de développer et valoriser les énergies renouvelables comme des outils pour le développement économique local en cohérence avec les enjeux paysagers et naturels. Les mesures engagées visent à :

  • Identifier de façon partagée avec les acteurs locaux les énergies renouvelables adaptées aux ressources locales dans le respect des enjeux environnementaux.
  • promouvoir un principe de complémentarité entre les différents types d’énergie renouvelables pour parvenir à une autonomie énergétique du territoire ;
  • avoir une vigilance particulière quant à l’intégration paysagère et architecturale des projets sur les paysages et leurs impacts sur la biodiversité et les continuités écologiques. Pour accompagner les porteurs de projet dans la prise en compte des enjeux paysagers et environnementaux, le Parc a élaboré un schéma de développement de l’énergie éolienne et un guide de recommandation du photovoltaïque (documents téléchargeables en cliquant sur le lien)

Enfin, la question de la nécessaire adaptation au changement climatique est posée. En effet, les impacts du changement climatique sont déjà présents sur notre territoire avec des impacts sur la biodiversité et les paysages, mais également sur les activités économiques locales qui concernent de nombreuses professions : forestiers, agriculteurs, viticulteurs, acteurs touristiques…

Ces enjeux se traduisent au quotidien par des actions concrètes. En 2016, le Parc en partenariat avec 8 intercommunalités du territoire a obtenu le label « Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte » (TEPCV) décerné par le Ministère de la Transition Écologique. Une stratégie commune a été définie pour parvenir à l’horizon 2050 à un équilibre entre la production d’énergie renouvelable à l’échelle locale et la consommation d’énergie en réduisant autant que possible les besoins énergétiques. Dans le cadre du dispositif financier du TEPCV, entre 2017 et 2020, 108 projets communaux ou intercommunaux de maitrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables ont été accompagnés par le Parc. Ces projets représentent 4 370 000 € d’investissements publics locaux avec 2 419 000 € de subventions publiques de l’État pour les collectivités partenaires. Cette action a permis de réaliser au total 2 085 MWh/an d’économies d’énergie.

Les autres actions principales conduites par le Parc sont :

  • L’accompagnement des collectivités sur la modernisation de l’éclairage public et la réduction de la pollution lumineuse ;
  • Le  développement d’une filière de matériaux isolants thermique et phonique en laine de mouton locale ;
  • Le soutien à la rénovation énergétique des bâtiments avec des matériaux bio-sourcés ;
  • La promotion des énergies renouvelables citoyennes via notamment les centrales photovoltaïques villageoises…
  • Le développement d’une stratégie territoriale pour une méthanisation durable.

L’ensemble du territoire est mobilisé sur les questions d’énergie et de climat. Les communautés de communes mettent en place leurs Plans Climat Air Energie Territoriaux (PCAET), développent des programmes de rénovation énergétique de l’habitat, favorisent le  développement des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle, l’information et la sensibilisation des citoyens (avec les Espaces-Info-Energie) et les communes agissent sur leurs patrimoines et espaces publics.

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